extrait d'un article bien connu :
En effet, quand l'économie d'énergie de l'OVF est activée, il en résulte l'inconvénient que le cadre blanc représentant le cadrage de la scène et toutes les autres informations apparaissent très sombres à l'allumage. A la seule sollicitation du déclencheur, le X100T met au moins 1,5 à 2 secondes à allumer ce cadre blanc...Beaucoup beaucoup trop long pour être réactif et rester discret sur une scène de rue. De plus, il a été de très nombreuses fois mentionné que l'économie d'énergie de l'OVF ralentissait sensiblement l'autofocus, sa désactivaction débouchant ainsi sur un second avantage jouant encore davantage en faveur de la réactivité du X100T. Il vaut donc mieux commettre le sacrifice de s'équiper en quelques batteries supplémentaires, majorer la consommation énergétique par vue afin d'obtenir ce cadre blanc de cadrage toujours parfaitement visible dès l'allumage comme sur les LEICA ainsi qu'une mise au point automatique au meilleur de sa forme. De ce fait, la scène à prendre ne vous échappera plus pour simplement avoir voulu patienter son allumage (économie d'énergie oblige).
et un avis du même auteur :
Avec le X100T, le viseur est hybride (optique ou électronique) et ceci constitue un point fort considérable en fonction du type de photographie que l'on pratique. Le X100T bénéficie par ailleurs d'une innovation majeure avec l’incrustation dans le viseur optique d'une toute petite portion électronique à l'angle droit inférieur correspondant à la zone de mise au point. Faisant partie des photographes très exigeants envers eux-mêmes, je cadre la très grande majorité du temps mes images au cordeau avec l'EVF (viseur électronique). Si mon viseur embrasse très fidèlement les 100% de la scène réellement capturée comme le permet l'EVF du X100T, je pense comme Henri Cartier-Bresson que la scène a été vue, prise à un instant donné, un lieu donné et qu'il me semble être un terrible aveu d'échec de devoir la recadrer ultérieurement sur ordinateur. Pour une utilisation confortable du viseur électronique en toutes circonstances, le réglage de luminosité basique (0) n'est pas suffisant et je travaille personnellement avec un EVF dont la luminosité a été relevée de deux crans (+2).
J'utilise rarement l'OVF (viseur optique) de part sa relative imprécision de cadrage découlant du défaut bien connu de la parallaxe (proportionnellement problématique à la distance du sujet) et de sa couverture de seulement 92% de l'image finale représentée par un cadre blanc apparaissant en sur-impression dans le viseur. Cependant, l'OVF se révèle un régal tout particulièrement pour la photo sur le vif à distance modérée (> 1 mètre) car pour ce type de photographie bien particulier, je ne recherche pas particulièrement un cadrage au cordeau mais surtout une visée anticipative, claire, lumineuse, large pour saisir le fameux "instant décisif". La photo sur le vif est le seul et unique type de photographie où je laisse totalement l'intuition prendre le pas sur la rigueur d'un cadrage parfait car l'accomplissement de la beauté de ce type de photo tient à sa composition mais pas à son cadrage. L'OVF permet les tirs sauvages intuitifs visant à figer une situation parfaitement composée dans un cadre pouvant être préalablement imprécis. Au départ, j'étais frustré par les imprécisions de cadrage de l'OVF car la photographie sur le vif est un domaine encore fort récent pour moi et il m'aura fallu préalablement en intégrer la philosophie : Saisir la composition d'une émotion/manifestation humaine avant le cadre. Je retrouve avec l'OVF ce délicieux plaisir de la possible surprise après le déclenchement qui fascinait Garry WINOGRAND à la découverte de ses images par le simple fait que la photographie puisse se résumer à voir « à quoi ressemblent les choses quand elles sont photographiées ». Tout du moins pour la photo sur le vif, je ne ressens plus de frustration, de gêne ou la sensation d'échec du fait de devoir recadrer au développement des RAW car il est presque certain que l'action qui donne bien justement toute la force à l'image aurait sans doute été loupée avec l'EVF.
Par ailleurs, pour conclure sur une optimisation de la visée, on peut choisir les données que l'on souhaite obtenir en permanence en cours de celle-ci. L'EVF est la visée dans laquelle j'affiche le maximum d'informations en temps réel : Guide cadrage 9, témoin distance MF, Ouverture/Vitesse d'Obturation/Sensibilité ISO, Compensation d'exposition, Photométrie, Simulation de film, Taille/Qualité d'image et l'état batterie. Au contraire, pour ne pas me laisser distraire dans ma surveillance de ce qui entre ou sort du cadre blanc en photographie sur le vif, il m'apparaissait important d'évoluer avec un OVF minimaliste "à la LEICA" se limitant à l'affichage du témoin de distance en mise au point manuelle et le type de photométrie, laissant le cadre blanc seul proéminent car étant très largement dégagé sur tous les côtés de toutes informations pour pleinement me concentrer à mon sujet. La correction de la parallaxe et le décalage du point AF pour les tirs à moins d'un mètre d'une cible sont actifs pour parer à toute éventualité.